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La Cerise on tour Quelques dates à retenir Du 19 février au 31 mars, exposition Clafoutis 3 chez les Requins Marteaux à Albi. Concert dessiné d’Antoine et Guillaume Trouillard le 19 (...) lire la suite Angoulême 2010 Pour la 7eme année consécutive, l’exposition la plus haute du festival ! Retrouvez les planches originales de la Saison des Flèches (en sélection officielle cette année) dans la Tour Marguerite de Valois de (...) lire la suite Concert dessiné vendredi 18 décembre à Bordeaux Guillaume Trouillard et Vincent Perriot dessinent sur la musique d’Antoine Trouillard. Vendredi 18 décembre à 20h30 à l’auditorium de (...) lire la suite La Saison Des Flèches Ils arrivent en novembre ! Qui n’a jamais rêvé de retourner vivre parmi les Indiens, en parfaite harmonie avec une nature généreuse et préservée ? Malheureusement, la (...) lire la suite Expo Clafoutis 3 à Bordeaux Dans le cadre de « Culture(s) Rock » Exposition des originaux du Clafoutis N°3 à l’atelier de la Cerise, 54 rue de la Rousselle, 33000 Bordeaux. Vous l’attendiez tous, (...) lire la suite Interview de Grégory Elbaz dans Bodoï Au festival de St-Malo, où l’exposition Bix a fait sensation Grégory Elbaz dévoile sa technique de travail aux journalistes de Bodoï à l’occasion de l’exposition intégrale des planches de Bix (...) lire la suite Les Lettres du Monde invite Sonia Pulido l’Espagne à l’honneur à Bordeaux Sonia Pulido sera invitée aux Espagnoles organisées par Lettres du Monde à Bordeaux. Au programme : apéro-dédicace à la librairie Oscar Hibou (...) lire la suite
 
Presse Articles élogieux, quart d'heure de gloire...

du9

sur “Clafoutis n°2”

  Clafoutis donne dans l’ensemble une impression de grande liberté de forme, de maîtrise du medium, mais systématiquement mis au service de la volonté de raconter des histoires. C’est l’imagination qui gouverne tous les récits et tous les dessins, c’est l’imagination qui manifeste à chaque page la soif de raconter qui anime les auteurs, et c’est l’imagination, la nôtre, qui est sollicitée en permanence par ce bel ovni en deux volumes. (...)
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Spirit

sur “Le Cas Lilian Fenouilh”

  Un beau petit livre anecdotique et superbement illustré d’un trait au lavis détrempé qui se situe quelque part entre Blutch et Guibert (...)

du9

sur “Le Cas Lilian Fenouilh”

  La réussite de ce livre tient à ce que ce pacte absurde de départ est tenu sans fausse note : c’est presque dans un documentaire que nous entraîne Trouillard, en parcourant les cinq grands chapitres de la vie de Lilian Fenouilh. (...)
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Les Inrockuptibles

sur “Entre Deux”

  Drôle de livre, qui interpelle drôlement celui qui le feuillette (...)

CQFD

sur “Entre Deux”

  D’une grande virtuosité graphique, alliant souci du détail et plans larges très travaillés, Vincent Perriot varie aussi le rythme (...) et le registre (...). On sort de l’histoire pantelant, en se demandant si on l’a lue ou si on l’a rêvée très fort... (...)

Jazz Magazine

sur “Bix”

  Guillaume Trouillard, le jeune éditeur et dessinateur des Éditions de la Cerise est un jazzfan. Un vrai. Dans le n°1 de sa revue Clafoutis, en 2005, il avait publié quelques planches de Grégory Elbaz qui évquait Mingus à Tijuana. Toujours avec le même dessinateur, il vient de publier un surprenant Bix : 24 planches contenant chacune deux grands dessins (fusain estompé, gris et dégradés subtils). Pas de bulles. Loin, très loin, d’une bio classique. Récit fantastique et troublant (alcool et delirium tremens... comme fil rouge du récit fantastique). Choc esthétique garanti. (...)

Lettres d’Aquitaine

sur “Bix”

  Bix, de son vrai nom Leon Bismarck Beiderbecke, talentueux pionner du jazz - il était cornettiste blanc et autodidacte - marqua profondément son époque. Grégory Elbaz se réapproprie et réinterprète ce mythe. Chaque planche est conçue comme un tableau bichrome, coupé en deux par le texte en légende comme dans les premières bandes dessinées. [...] Il ne manque plus que la musique de Bix pour se plonger dans les cses muettes de cette histoire fantasmagoriques. (...)

Télérama

sur “Colibri”

  Il est rare qu’aussi indescriptible méli-mélo engendre autant de petits bonheurs d’invention onirique et de prouesses virevoltantes et aquarellisées. (...)

Libération

sur “Colibri”

  C’est un premier album qui restitue l’univers opressant de la ville moderne avec générosité et insistance, à l’encre et l’aquarelle. Il y a le souci de faire oeuvre de dénonciation par l’absurde : le caractère dérisoire de l’individu urbain se traduit par un scénario coq-à-l’âne et une technique volontairement « proliférante ». (...)

Sud-Ouest

sur “Colibri”

  Oui, « Colibri », on adore. Ce coq à l’âne (ou colibri à l’éléphant) en 75 pages d’aquarelles tremblées défrisera le bourrichon du lecteur, mais à la fin, il ne regrettera pas sa nouvelle coiffure. (...)

Politis

sur “Colibri”

  Trouillard le français et Pastor l’américain imaginent notre avenir très urbain, noyant le passé dans le décor, et la responsabilité dans la foule. (...)

CQFD

sur “Colibri”

  Guillaume Trouillard dit, en parlant de sa pratique de la couleur directe : « J’aime ça profondément, faire des taches, des cacas ». Avec Colibri, il livre une longue improvisation graphique qui change la merde en or. (...)

L’Express

sur “Colibri”

  « Colibri » est conçu à la manière d’un « marabout de ficelle ». Trouillard embarque son lecteur, au fil de carambolages hallucinés, dans une ville champignonnesque où situations et personnages se tamponnent au gré de pérégrinations déboussolées. (...)

Spirit

sur “Chromorama”

  Comme un bréviaire de savoir (sur)vivre en 80 vignettes, Chromorama dévoile une étrange adéquation entre textes et illustrations, faisant naître d’infinies associations d’idées à force d’une perspective permanente de la rétine. Le sourire naît du grotesque, mais la morale de chaque histoire dérange plus que de raison. Un véritable livre de l’intranquillité à offrir sans retenue. (...)

Sud-Ouest

sur “Clafoutis n°3”

  Guillaume Trouillard, des éditions (bordelaises) de la Cerise, a rassemblé une quinzaine de contributeurs pour la troisième livraison de sa revue de dessin et c’est un régal. (...)

Victoire

sur “La Saison des Flèches”

  Un indien en conserve, ça peut rendre de nombreux services, comme l’indique la notice. Il peut faire la vaisselle, passer l’aspirateur. Peut être pas faire la conversation. Tenté par ce produit unique, un couple de retraités charentais ira de surprise en surprise devant les péripéties qu’entraîne l’irruption d’une famille indienne dans son appartement sans balcon. [...] Complètement déjanté et absurdement drôle, ce western inattendu donne envie de tout lâcher pour aller chercher ses mocassins. (...)

Avis des bulles

sur “La Saison des Flèches”

  Il est rare et d’autant plus précieux et agréable de voir en bande dessinée une telle liberté artistique. Les auteurs ne s’imposent aucune contrainte, baignant allégrement dans l’absurde sans jamais s’y noyer, tout en teintant l’histoire d’une certaine poésie. (...)

Actuabd

sur “La Saison des Flèches”

  On le sait peu, mais il existe un moyen simple de rendre aux Indiens d’Amérique une vie en harmonie avec la nature. Comme un grand nombre d’entre eux ont été massacrés à la fin du siècle dernier, le riche industriel Irving Mc Mulligan a une idée révolutionnaire : mettre les Indiens en conserve ! Voici comment commence cette fable de Guillaume Trouillard et Samuel Stento… (...)
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Lettres d’Aquitaine

sur “La Saison des Flèches”

  Voici un album débordant d’un univers absurde ainsi que d’une réalité cruelle. Dessin à l’aquarelle bluffant. « Magnifique ! » (...)

CanalBD

sur “La Saison des Flèches”

  Cet insolite one-shot est un bijou ! Farfelue et géniale, l’histoire écrite à quatre mains et mise en scène par Trouillard part sur un postulat insensé puis le détricote avec minutie et raison pour nous embarquer dans le grand Ouest. Et bien au-delà de l’humour absurde, on est touché au coeur par les flèches de lucidité du duo d’auteurs ! (...)

les Inrockuptibles

sur “La Saison des Flèches”

  Dans la pure tradition des Monty Python, Trouillard et Stento poussent chaque idée à l’extrême, exploitant chaque invention jusqu’à l’absurdité la plus totale. Baroque, loufoque, hilarant, La Saison des Flèches est pourtant construit sur un scénario solide et rythmé. Les trouvailles graphiques s’enchaînent, pleines d’inventivité. (...)

DBD

sur “La Saison des Flèches”

  Très proche de l’univers déjanté d’un Jérôme Moucherot, le nouveau western de Guillaume Trouillard, associé à Samuel Stento, est une véritable pépite d’humour et d’humanisme. Drôle et pertinent, le dialogue n’épargne ni l’armée américaine ni tous ceux qui participèrent à la disparition des Indiens au profit d’un enrichissement personnel. l’histoire est particulièrement attachante et les aquarelles sont de toute beauté. (...)

BDgest

sur “La Saison des Flèches”

  Avec beaucoup de rigueur et de minutie, Samuel Stento et Guillaume Trouillard s’emploient à décrire un univers burlesque où chaque situation est poussée à son extrême absurde : autant de variations surréalistes sur des thèmes qui imprégnaient aussi le précédent album de Guillaume Trouillard : Colibri. Dans ce dernier, préfigurant les conserves d’humains de La Saison des flèches, apparaissait déjà, sur l’une des dernières planches, un indigène pêchant des sardines en boîte sous les flashes des touristes. Ici, tandis que de vastes plaines repoussent les murs, que l’aquarelle s’émancipe des contours du crayonné, il est encore question du rapport de l’homme à la nature, de l’urbanisation effrénée et du mépris pour les peuples premiers. (...)
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CQFD

sur “Le Cas Lilian Fenouilh”

  Là encore, fantastique et naturalisme se téléscopent. Topor n’est pas mort, il engendre encore... (...)

Spirit

sur “Entre Deux”

  Aperçu sur le fabuleux site coconino, notament pour ses dessins au fusain évoquant Bofa, et dans la deuxième livraison de Clafoutis, le tout jeune Vincent Perriot signe sa première oeuvre d’envergure (...)

Sceneario

sur “Entre Deux”

  Voilà donc un livre original, qui vaut pour son atmosphère et, bien sûr, pour les magnifiques crayonnés de Vincent Perriot, dessinateur encore méconnu au moment de la parution du livre mais révélé depuis par Taïga Rouge. Il donne chaque fois à ses dessins une intensité incroyable et un sens de la mise en scène qui en font déjà, pour moi, un des grands auteurs de la nouvelle génération. Si, vous aussi, vous aimez son coup de crayon, faites-vous plaisir en vous offrant « Entre Deux » ! (...)
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Bodoï

sur “Bix”

  Pour raconter l’histoire du cornettiste Bix Beiderbecke - l’un des pionniers du jazz dans les années 20 -, il n’hésite pas à faire intervenir des sélénites, ces habitants de Lune, et à transformer le musicien en animal. L’inventeur de cet univers graphique onirique et somptueux se nomme Grégory Elbaz. (...)
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Ecorev’

sur “Colibri”

  Chapeau de paille, paillasson, somnambule... c’est sur ce principe que Guillaume Trouillard, militant écologiste à ses heures perdues (il lui en reste peu), dessine son Colibri. Comme une promenade dans les airs de la grande métropole (...)

Du9

sur “Colibri”

  On suit, au fil des hallucinations très maîtrisées de Guillaume Trouillard, la folie d’une Babylone dont on ne peut décrire les méandres qu’en allant plus loin qu’elle, en assumant méticuleusement la fragmentation des images […]. Le cauchemar moderne, c’est ce zapping échevelé qui tente de raconter un morceau d’histoire de la seule manière désormais possible : le coq-à-l’âne, la métaphore prise au pied de la lettre, la succession des nostalgies broyées et des absurdités brutales. (...)
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Sceneario

sur “Colibri”

  Tout en peinture. Colibri est tout en tremblements, en nuances de couleurs, en force des tons, aussi. Et cette puissance graphique (plus ou moins facile d’accès, quand même, il faut le reconnaître) est entièrement mise au service d’un rythme fou calqué sur la notion de fourmilière attribuée à la mégapole dans laquelle on évolue butinant de personnage en personnage et de situation en situation. (...)
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BDGest’

sur “Colibri”

  Véritable pamphlet, réquisitoire féroce à l’encontre du capitalisme effréné, des vicissitudes de la société de consommation, « Colibri » instruit avant tout à charge. Dans un exutoire aussi frénétique que jouissif, Trouillard dénonce, pêle-mêle et sans souci de nuance, la déforestation, le matraquage publicitaire vantant les plaisirs superflus, le culte hygiéniste de l’apparence, le sabir jargonnant des experts – celui des juristes et des yuppies. Il désigne dans un même élan à la vindicte la cupidité des promoteurs immobiliers, la vacuité des discours, l’arrogance des nantis, les délires techno-scientifiques, mais aussi le tourisme voyeuriste de la misère et les dérives liberticides du tout-sécuritaire. […] En contrepoint de ce tourbillon fiévreux, vorace et suicidaire, font écho la luxuriance et l’explosion de couleurs. L’utilisation virevoltante et tourmentée de l’aquarelle comme de l’encre soutient à merveille la démonstration, celle de la confusion d’un monde désormais privé de repères et courant à sa perte. (...)
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BD Sélection

sur “Colibri”

  Guillaume Trouillard dessine et raconte l’histoire du monde avec humour et légèreté, nous confrontant à nos contradictions, notre bêtise, notre orgueil déplacé, ridicule et mortel pour nous mêmes. Il y parvient en traitant les événements par l’absurde. Le décalage entre le but recherché et le résultat est obtenu est tel que nous ne pouvons que rire de nos erreurs de petits mortels si bien intentionnés et si vulnérables... et finalement si dangereux et si destructeurs ! (...)
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Wartmag.com

sur “Chromorama”

  Sonia Pulido, auteure espagnole, n’est pas très connue. Du moins pas encore. Mais avec un bouquin comme « Chromorama », nul doute que les choses vont changer. (...)
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Bodoï

sur “La Saison des Flèches”

  Ils ont de l’ambition et de l’imagination à revendre. Quand Guillaume Trouillard (le jeune créateur des éditions de la Cerise) et Samuel Stento se lancent dans un western, c’est en intériorisant tous les codes du genre pour mieux les détourner et les faire exploser. (...)
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ZOO

sur “La Saison des Flèches”

  Guillaume Trouillard, fondateur des éditions de la Cerise, avait déjà accueilli Samuel Stento dans les pages de la splendide revue Clafoutis. Les voilà réunis autour d’une histoire farfelue autant que poétique, politique à bien des égards et exécutée avec une virtuosité endiablée. (...)
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l’Humanité

sur “La Saison des Flèches”

  Au cœur d’un travail sur l’imaginaire et sur l’origine des idées reçues dans l’inconscient collectif, la Saison des flèches offre une critique intime de l’ethnocentrisme occidental, et une satire très actuelle sur la fausse naïveté et la complaisance. Le mélange cynique des images heurte avec violence les préjugés. Le décalage historico-anthropologique se nourrit des clins d’œil, des contrastes et des références portés par un trait puissant et spontané qui joue sans tricher avec la matière. Laissant libre cours à l’imagination et au pinceau, les bulles se font plus rares, le dessin investit l’espace et les sens. Une audace poétique inspire avec une fausse douceur une argumentation implacable. La narration se rattrape aux branches de «  l’arbre né de la flèche plantée  ». Un arbre refuge pour ce western d’intérieur, où la parodie sublime au tragique l’histoire du massacre des Indiens d’Amérique. (...)

Let’s Motiv

sur “La Saison des Flèches”

  On en sait si Guillaume Trouillard a fumé le calumet de la paix, mais sa dernière bande, réalisée avec son compère Samuel Stento, inaugure le genre pionnier du western en chambre façon Blueberry en charentaises percutant Ferraille et Levi-Strauss. (...)

Sud Ouest

sur “La Saison des Flèches”

  Inventif jusqu’à l’absurde et l’onirisme, poétique et plein d’humour, « La saison des flèches » intrigue et entraîne le lecteur, loin, très loin. L’astuce des auteurs est d’ancrer l’histoire dans la plus banale réalité : un appartement charentais, un couple d’âge mûr tout heureux de voir éclore de la boîte de conserve livrée par La Poste une famille emplumée à souhait. Le western s’infiltre par petites touches. Aussi irrésistible que la marée montante, il transforme peu à peu l’appartement en grands espaces où subsistent ici ou là un frigo d’où sortent des chercheurs d’or, un canapé derrière lequel se barricader pour tirer au revolver. (...)
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Libération

sur “La Saison des Flèches”

  Tout ce qui flotte risque de s’écouler, et c’est à peu près l’impression de fuite (goutte à goutte puis à pleines bassines) que procure la Saison des flèches, dont les héros composent une famille bien-pensante de la classe moyenne qui décide d’acheter des Indiens en conserve. Des Indiens d’Amérique, avec tipi, plumes et arc, et ce malgré le génocide qui les a éteints il y a plus d’un siècle. (...) Toutes les voies du roman (et du graphisme) sont utilisées pour rendre la naïveté un peu sordide de ces braves gens qui adoptent des Indiens à peu près comme s’ils étaient des hamsters (ou des enfants démunis) : journal intime du père de famille, fausses pages de manuels (du genre J’élève mon Indien), fausses affiches, cartes, etc. Une fois démoulée de sa boîte, la famille de trois Sioux, père, mère et fils, est installée dans la chambre d’amis : « Agnès avait changé les draps. Ils y seront bien, je pense. » On lit des livres pour s’instruire (recommandons au passage le chapitre 5.1 de l’Indien en conserve, sur « le cow-boy et l’Indien, une interdépendance conflictuelle »). (...)

Du9

sur “La Saison des Flèches”

  La saison des flèches est un bonsaï graphique, une image tordue accouchant d’un récit. Trouillard et Stento sont les deux jardiniers patients qui arrosent leur fantaisie et la regardent pousser, satisfaits de la voir se tordre et se déformer pour repousser les murs, fissurer les parquets, et desceller la tuyauterie. Elle s’étend, s’étale, recouvre la réalité et s’y substitue, ou la contamine. Au cours de l’opération, insensiblement, les personnages sont tous devenus des Indiens, des Sioux, des Apaches engagés dans la longue retraite intérieure devant la charge des costards-cravates qui les harcèlent. On referme le livre, devenu soi-même un peu Indien d’appartement, un peu contaminé par le Far West en conserve. Mais dans quelle réserve, au fond, Trouillard et Stento nous annoncent-ils que nous sommes d’ores et déjà parqués ? Et par qui ? (...)
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