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Welcome

Pavillons de banlieue, tortues marines, megayachts, nains de jardin, champignons atomiques, bogues de pins, masques à gaz…

A la naissance de sa fille, Guillaume Trouillard s’est attelé à inventorier méticuleusement notre environnement, tel un entomologiste des temps modernes.

Déclinaisons de formes, variation des techniques, répétition des motifs, cet inventaire dessiné révèle à coup sûr les obsessions de l’auteur, mais peut-être aussi, en filigrane, les marques de notre époque de l’accumulation infinie. Jouant avec des découpages, collages, grattages et superpositions de papiers calques, cartons, emballages aluminium et autres supports, ce travail de fourmi peut se lire comme un pied de nez à la société industrielle totale.

Like an entomologist, Guillaume Trouillard worked meticulously to make an inventory of our environment. The selection is highly subjective, but the result is universal : a bittersweet vision of our modern world.

Welcome

Ex-libris & posters

  • Champignons atomiques
    Ex-libris
    24 x 33 cm

    Signé

    7,00 EUR
  • Combinaisons de décontamination
    Ex-libris
    24 x 33 cm

    Signé

    7,00 EUR
  • Primates en voie d’extinction
    Ex-libris
    24 x 33 cm

    Signé

    7,00 EUR
  • Nains de jardin
    Ex-libris
    24 x 33 cm

    Signé

    7,00 EUR
  • Papillons
    Ex-libris
    24 x 33 cm

    Signé

    7,00 EUR
  • Peuples indigènes
    Ex-libris
    24 x 33 cm

    Signé

    7,00 EUR
Presse

· Presse ·

« Pour Guillaume Trouillard, l’inventaire et la série sont les clés d’entrée de l’environnement quotidien de M. Tout-le-monde. Les nains de jardin et les boules neigeuses, les boîtes de bière et les maillots d’équipe de foot, les caméras de surveillance et les sacs plastiques publicitaires : il accumule les modèles, décline les répétitions et les variations, les classe, les aligne, planche après planche, dans de fidèles reproductions dessinées, peintes, rehaussées de découpages, calques et grattages. Cela mime l’exactitude photographique, mais c’est la gratuité de cette accumulation sans autre justification qu’elle-même qui devient un petit régal d’ironie masquée. »

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« Proposant une technique différente à chaque double page, le dessinateur prend les outils du dessin d’étude pour décrire la planète sur laquelle vient d’atterrir l’enfant. Très vite, l’on comprend le parti-pris qui gouverne à la sélection des éléments de la nature ou du quotidien qui sont dessinés. Guillaume Trouillard nous donne à voir une lecture critique de l’existant, où les merveilles de notre univers dialoguent avec les forces mortifères qui les menacent. »

« On est soufflé par la puissance qui se dégage de ces dessins a priori objectifs mais dont la mise en série réveille notre esprit critique […] »

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« L’iconoclaste Guillaume Trouillard fait son Prévert et y conçoit un imagier inattendu bâti sur des doubles pages visant à synthétiser le monde d’aujourd’hui. De l’infiniment grand à l’infiniment petit, du végétal à l’animal, du vulgaire au gracieux, l’auteur guette les assonances graphiques et les formes répétitives d’un règne naturel […] qui émerveille, là où les objets humains en disent long sur la standardisation des loisirs, le conditionnement des goûts, le consumérisme forcené […] »

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« Cette énumération visuelle a la grâce d’un poème de Prévert et l’étrangeté magnétique d’un kit en pièces détachées. En voyant défiler les planches, on est pris d’un léger vertige métaphysique, comme si cette mise à plat et à nu de notre environnement perçait l’équation du réel, révélant au grand jour son absurdité. »

« Pour sûr, Welcome annonce la couleur au nouveau-né : il a atterri dans une galaxie un peu zinzin qui reproduit, naturellement ou artificiellement, le même modèle à l’infini. A quelques nuances près toutefois, qui font précisément son charme… »

« Welcome est un condensé de réflexions sur notre monde mais aussi sur l’objet du livre et ses différentes potentialités de lectures. »

« Si le livre de Guillaume Trouillard est muet et repose sur des liens sensibles entre les images, d’autres associations sont bien plus rhétoriques et peuvent même reposer sur des jeux de langage. Par exemple, la double page sur les champignons est suivie par des explosions atomiques (champignons atomiques). Ce lien relève presque du jeu de mot. D’autres suites s’appuient sur des similitudes de formes dont l’antagonisme du contenu sémantique est des plus amusants : une double page de godemichets est ainsi suivie par une série de statuettes de la vierge Marie (la charge érotique change sensiblement de l’une à l’autre…). Enfin, dépassant l’analogie ponctuelle, certaines séquences de pages entretiennent des rapports de cause et d’effet et forment un récit succinct et indépendant qui vient toutefois s’inscrire dans le courant narratif du livre. Guillaume Trouillard dévoile avec cynisme certains excès de la société et nous retrouvons le militantisme écologique présent dans tous ses albums. Les possibilités de traductions sont infinies, se modifient selon les lecteurs et selon les circonstances. Après quelques lectures successives, l’architecture du livre peut se mouvoir pour finalement s’échapper et revenir à la réalité de l’objet que nous avons dans les mains, un inventaire d’objets. »

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« Ces inventaires à l’aquarelle, à l’encre, à la craie ou encore sur carton montrent une fois de plus le talent graphique de Guillaume Trouillard. Un livre contemplatif qui laisse en suspension entre rêve et cauchemar, dévoilant parfois la troublante beauté de ce qui nous détruit. »

Silence n°419

« Welcome ! Seize paillassons nous invitent à entrer […] Viennent les planètes, à l’échelle, puis quelques constellations, des œufs, des fossiles, papillons, coccinelles… On s’émerveille, des variations, on regarde avec attention, comblé, surpris. La beauté devient presque une habitude. Puis soudain apparaissent de nouvelles méduses. Des sacs en plastique flottent, baladent leurs marques sur nos océans, nous remercient d’un achat. Peu à peu, entre tortues de mer et abeilles, un autre monde déboule, devient de plus en plus envahissant. Ce monde, on le connaît, c’est le nôtre. Pas celui que l’on fantasme et que l’on aime montrer à nos enfants […] non, celui dans lequel nous vivons et ils vivront."

"Collée, découpée, décalquée, peinte, crayonnée, la leçon de choses de Guillaume Trouillard ne fait pas la leçon. Elle montre. Elle bouleverse. »

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« Un inventaire choisi et illustré. Voilà le drôle de cadeau de bienvenue de Guillaume Trouillard à sa fille qui vient de naître. Loin de la forme classique de l’inventaire naturaliste, il s’agit plutôt, à la manière des surréalistes, d’une accumulation poétique fortement teintée d’ironie. Un jeu sophistiqué d’oppositions et d’associations d’idées qui s’amuse avec les représentations du lecteur pour délivrer une tentative d’explication du monde. »

« Le fond est servi par un traitement de l’image très varié : aquarelles délicates sur calque, crayon sur carton, collages/grattage/découpage de divers supports, fusain sur vieux papier, encre de Chine… L’élégante couverture ajoute à la beauté formelle de l’objet, très soigné, comme souvent chez les éditions de La Cerise. L’ensemble forme un cadeau délicat et acide à offrir à l’amateur éclairé. »

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« […] le livre de Guillaume Trouillard n’est ni plus ni moins qu’une longue lettre, une correspondance, un échange ou un dialogue entre son enfant et lui. »

« Impossible de rester insensible au contenu de ce livre de 176 pages, comme il n’en existe pas deux. On est forcé de réagir, de ressentir quelque chose. Étonnement, amusement, agacement. Que ce soit pour les dessins, et cet exercice de répétition presque hypnotique lié à la mise en page de son livre, que ce soit pour toutes les techniques (découpage, collage, grattage et superpositions de papier calque, carton, emballages aluminium et autres supports), que l’auteur a utilisé pour concrétiser tout ceci, ou tout naturellement parce que la démarche est simplement belle, intelligente et qu’on est un peu jaloux de ne pas avoir eu cette idée et son talent pour la réaliser. Welcome est un des plus beau livre qui soit sur notre société.  »

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« [Welcome propose] sur chaque double page une vingtaine de représentations différentes d’un même mot. Il peut s’agir d’un animal, d’un minéral, d’un végétal ou d’une création humaine, primordiale ou anodine, sombre ou positive… Originale et hypnotique, cette succession hétéroclite atteint son but, traçant un étonnant portrait impressionniste du monde dans lequel nous vivons. »

, Album déc 2013 - janv. 2014

« Sous-titré Inventaire pour l’enfant qui vient de naître, ce bel objet offre comme un travelling sur notre petite planète. »

« Planche après planche, tout est montré des beautés de la nature, de l’ingéniosité de l’Homme ; rien n’est épargné de sa cruauté. De la poésie dessinée. »

« Cette énumération visuelle a la grâce d’un poème de Prévert et l’étrangeté magnétique d’un kit en pièces détachées. En voyant défiler les planches, on est pris d’un léger vertige métaphysique, comme si cette mise à plat et à nu de notre environnement perçait l’équation du réel, révélant au grand jour son absurdité. La délicatesse du dessin, qui convoque les techniques les plus variées (aquarelle, fusain, craie, découpages, collages, grattages…), n’est pas étrangère à cet effet de parallaxe. »

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« Un inventaire à la Prévert de toutes les menaces aberrantes qui attendent sa fille qui vient de naître : pavillons de banlieues, espèces menacées, méga-yachts, nains de jardin, champignons atomiques, masques à gaz… Un monde idéal ? Welcome, en effet… »

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