bandeau Colibri

Colibri

Sorte de déambulation onirique dans une mégalopole qui ressemble fort à celles qui poussent en Chine actuellement, Colibri se veut un récit improvisé, comme un long plan-séquence guidé par le pinceau.

Mais derrière le numéro d’équilibriste, Colibri résonne en ces temps troubles comme un manifeste écologiste, une ode aux peuples premiers, en hommage au penseur pyrénéen Bernard Charbonneau, au compositeur Moondog et à Miyazaki.

Prix 2008 des lecteurs de Libération.

A dreamlike wandering in a suffocating megalopolis, Colibri sounds like an ecological statement in these troubled times.

Prize of the Readers of Libération.

Colibri

Extraits

Ex-libris & posters

  • Mégapole
    Ex-libris
    25 x 17 cm

    Numéroté & signé

    5,00 EUR
  • Montgolfière
    Ex-libris
    25 x 17 cm

    Numéroté & signé

    5,00 EUR
  • Parcours
    Ex-libris
    25 x 17 cm

    Numéroté & signé

    5,00 EUR
Presse

· Presse ·

Guillaume Trouillard dit, en parlant de sa pratique de la couleur directe : « J’aime ça profondément, faire des taches, des cacas ». Avec Colibri, il livre une longue improvisation graphique qui change la merde en or. (…) Ca virevolte, ça tangue, ça dérape et, de coups de freins en accélérations brutales, on se retrouve pantelant et étourdi en refermant l’album. Le bourdonnement de tous ces sons s’estompe lentement…

, CQFD

Il est rare qu’aussi indescriptible méli-mélo engendre autant de petits bonheurs d’invention onirique et de prouesses virevoltantes et aquarellisées. Pour décrire un monde en folie, déglingué de partout, et en dégommer avec une burlesque fantaisie les plus navrants poncifs, Guillaume Trouillard orchestre, d’une main très sûre, un guignol aussi lucide que jouissif. Ce quasi-débutant est un surdoué qui ne se prend pas au sérieux, autant dire une perle rare.

, Télérama

C’est un premier album qui restitue l’univers opressant de la ville moderne avec générosité et insistance, à l’encre et l’aquarelle. Il y a le souci de faire oeuvre de dénonciation par l’absurde : le caractère dérisoire de l’individu urbain se traduit par un scénario coq-à-l’âne et une technique volontairement « proliférante ».

, Libération

Oui, « Colibri », on adore. Ce coq à l’âne (ou colibri à l’éléphant) en 75 pages d’aquarelles tremblées défrisera le bourrichon du lecteur, mais à la fin, il ne regrettera pas sa nouvelle coiffure. Cet album très personnel dénonce sans rhétorique et sans facilité morale une humanité qui se jette contre le mur pendant que les animaux se jettent contres les pelles mécaniques de la déforestation.

, Sud-Ouest

Bande dessinée construite sur le modèle de l’errance, de la divagation. Comme si tout le récit se passait à vol d’oiseau. le lecteur se voit transbahuté d’un personnage à l’autre, passe de rues en intérieurs et parcourt ainsi une mégalopole surréaliste. Surréaliste, oui, mais pas irréaliste. Guillaume Trouillard pousse à l’extrême les rouages de nos capitales. Il s’en moque avec poésie, les peint d’ocres colorés, les habille de contours floutées. Et préfère surtout le burlesque à la gravité.

, Politis

« Colibri » est conçu à la manière d’un « marabout de ficelle ». Trouillard embarque son lecteur, au fil de carambolages hallucinés, dans une ville champignonnesque où situations et personnages se tamponnent au gré de pérégrinations déboussolées.

, L’Express

Chapeau de paille, paillasson, somnambule… c’est sur ce principe que Guillaume Trouillard, militant écologiste à ses heures perdues (il lui en reste peu), dessine son Colibri. Comme une promenade dans les airs de la grande métropole (…), de personnage perdu en personnage solitaire. Ce sont les villes chinoises actuelles, hérissées de grues et en perpétuelle reconstruction (…) qui ont inspiré l’architecture de sa Babylone de cauchemar.

, Ecorev’

On suit, au fil des hallucinations très maîtrisées de Guillaume Trouillard, la folie d’une Babylone dont on ne peut décrire les méandres qu’en allant plus loin qu’elle, en assumant méticuleusement la fragmentation des images […].
Le cauchemar moderne, c’est ce zapping échevelé qui tente de raconter un morceau d’histoire de la seule manière désormais possible : le coq-à-l’âne, la métaphore prise au pied de la lettre, la succession des nostalgies broyées et des absurdités brutales.

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Tout en peinture. Colibri est tout en tremblements, en nuances de couleurs, en force des tons, aussi. Et cette puissance graphique (plus ou moins facile d’accès, quand même, il faut le reconnaître) est entièrement mise au service d’un rythme fou calqué sur la notion de fourmilière attribuée à la mégapole dans laquelle on évolue butinant de personnage en personnage et de situation en situation.

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Véritable pamphlet, réquisitoire féroce à l’encontre du capitalisme effréné, des vicissitudes de la société de consommation, « Colibri » instruit avant tout à charge. Dans un exutoire aussi frénétique que jouissif, Trouillard dénonce, pêle-mêle et sans souci de nuance, la déforestation, le matraquage publicitaire vantant les plaisirs superflus, le culte hygiéniste de l’apparence, le sabir jargonnant des experts – celui des juristes et des yuppies. Il désigne dans un même élan à la vindicte la cupidité des promoteurs immobiliers, la vacuité des discours, l’arrogance des nantis, les délires techno-scientifiques, mais aussi le tourisme voyeuriste de la misère et les dérives liberticides du tout-sécuritaire. […] En contrepoint de ce tourbillon fiévreux, vorace et suicidaire, font écho la luxuriance et l’explosion de couleurs. L’utilisation virevoltante et tourmentée de l’aquarelle comme de l’encre soutient à merveille la démonstration, celle de la confusion d’un monde désormais privé de repères et courant à sa perte.

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Guillaume Trouillard dessine et raconte l’histoire du monde avec humour et légèreté, nous confrontant à nos contradictions, notre bêtise, notre orgueil déplacé, ridicule et mortel pour nous mêmes. Il y parvient en traitant les événements par l’absurde. Le décalage entre le but recherché et le résultat est obtenu est tel que nous ne pouvons que rire de nos erreurs de petits mortels si bien intentionnés et si vulnérables… et finalement si dangereux et si destructeurs !

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Un album sans personnage principal, sans histoire, presque sans parole : le pari est aussi risqué qu’il est réussi.(…) Avec un humour dévastateur et désespéré, Guillaume Trouillard brosse un tableau hallucinant de notre société de sur-consommation et de destruction de toute vie naturelle et humaine. Un vrai éblouissement graphique et un pamphlet saisissant.

S !lence