In-Humus

Dans un désert lointain, la mort d’une baleine millénaire sonne l’éveil d’un ballet extraordinaire : insectes, animaux et peuples anciens rivalisent pour la dépecer et trouver refuge dans ses ossements, au fil des âges de sa putréfaction.

Traduit par Patrick Marcel.

In a distant desert, the death of a thousand-year-old whale sounds the awakening of an extraordinary ballet : insects, animals and ancient peoples compete to dismember it and find refuge in its bones, in the course of the ages of its decomposition.

Extraits

Presse

· Presse ·

Difficile de ne pas faire la jonction avec Moebius et Miyazaki en ouvrant les pages de ce beau volume signé d’une dessinatrice suédoise encore inconnue chez nous. Construit sur une trame volontairement lacunaire, In-Humus développe une expérience immersive dans un monde que l’on découvre à travers le temps et le prisme d’une curieuse baleine aérienne échouée, sur le point de mourir.
Au fil de sa décomposition, le cétacé est réinvesti par des micros-organismes, des créatures spongieuses tandis que des communautés païennes y initient de mystérieux cultes…
Portée par des couleurs pastel très douces, cette élégie à la philosophie new age et vitaliste offre au lecteur qui s’y aventure une balade pleine d’exotisme et d’étrangeté.

, JunkPage

Un dessin d’une étrange beauté au service d’un récit qui flirte avec l’onirisme, proche des récits SF-écologiques des années 50 et 60.

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Sur une planète peut-être pas si lointaine, une baleine volante s’échoue dans un désert. Tel est le point de départ de cette bande dessinée fantastique à tous points de vue. Elle est signée par une très jeune autrice suédoise, Linnea Sterte, dont le trait ravira les amateurs de Moebius ou de Taiyo Matsumoto. Le récit se passe presque de tout dialogue pour mieux laisser s’épanouir la diversité de son univers onirique. Car, sur le cadavre de ce cétacé, animaux, insectes, plantes et autres spores vont s’épanouir, lutter mais aussi coopérer, avant de s’éteindre à leur tour. Au milieu – mais pas au centre – de ce cycle, les hommes observent, bâtissent, tirent parti des ressources de leur environnement pour souvent mieux s’entre-déchirer. Mais tous tentent de percer le mystère de la beauté de ce monde, les yeux tournés vers le ciel, comme le montre la superbe conclusion de cet ouvrage.

, Philosophie Magazine

"On pense presque tout le temps à Moebius, inspirateur manifeste de cette plongée dans l’ailleurs, pour l’immersion SF totale, le parti-pris d’étrangeté, les compositions évocatrices d’une altérité radicale, l’omniprésence du vide et des silences, l’onirisme soigneusement entretenu.
On a plutôt l’impression d’une sorte de poème en liberté, un sentiment d’écriture automatique. Moebiusien, encore, même si ce sont les surréalistes qui ont ouvert le bal.
Mais le temps d’une parenthèse en forme de rêve éveillé, on aura voyagé loin, très loin."

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Comment mieux décrire un univers que par ses cycles de vie ? Linnea Sterte fait de ce postulat la ligne de force de sa première bande-dessinée, « In-humus », fable écologique d’une profondeur peu commune.

, Sud-Ouest

Imaginez un instant que les univers de Moebius, de Nausicaä de la vallée du vent d’Hayao Miyazaki et d’Amer Béton de Taiyou Matsumoto se rencontrent, ne forment qu’un seul et unique tout, une seule histoire. C’est cet ensemble à l’onirisme délicat et fragile que l’artiste suédoise Linnea Sterte est parvenu à crée dans sa toute première bande-dessinée au nom organique révélateur : In-Humus, qui lui a même valu une nomination aux prestigieux Eisner Awards (prix de la Bande-Dessinée décerné aux Etats-Unis).

Sur cette planète aux codes, à la faune et à la flore faisant écho à notre propre Terre, Linnea Sterte fait flotter les orques aux côtés de colibris, les hippocampes auprès des perroquets. C’est comme si l’eau et l’air n’était qu’un seul élément, défiant la gravité qui cloue les hommes au sol. La fécondité et le renouveau à travers la mort forment une boucle sans fin, la vie des étoiles et la poésie de l’univers sont dessinés entre les pages d’In-Humus.

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Rêve d’une histoire ou histoire d’un rêve ? Peu importe. La poésie onirique est partout, mystérieuse. Un premier album aux traits empruntés à Mœbius et Miyazaki, dont il n’est pas étonnant qu’il soit nominé aux Eisner Awards.

, Politis

Somptueux !

Mystique, poétique, onirique, In-humus est un titre qui se vit, qui se ressent, qui se parcourt les sens à fleur de peau en s’engageant totalement dans la lecture. Ode à la vie métaphorique, ce one-shot demande au lecteur l’effort de combler les manques. Il appelle à la recherche d’indices et de sens de ce monde vivant, fécond et multiforme. Un véritable melting-pot symbolique et effervescent du cycle de la vie.

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Linnea Sterte dessine quelques scènes évocatrices, esquissant des modes de vie, imaginant des rites et donnant vie à des communautés. Rien de précisément défini cependant. Elle invente un monde qui nous est à la fois proche - il y est question de survie et de religion, de science et de mysticisme - et lointain, car voilé, mystérieux, inatteignable.

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